Le jeu du foulard, la détresse psychologique et l’intimidation : Des adolescents ontariens continuent d’avoir des comportements
troublants
Pour diffusion immédiate – Le 1er mai 2008 (TORONTO) Des adolescents ontariens s’y prennent d’une autre façon pour éprouver un état d’extase. En effet, environ 7 % des élèves
de la 7e à la 12e année (quelque 79 000 élèves) ont déclaré s’être livrés à une activité qu’ils jugent excitante, appelée le jeu du foulard,
au cours de laquelle ils s’asphyxient délibérément ou demandent à quelqu’un de les asphyxier. Ces nouvelles données ont été
recueillies dans le cadre du Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO) 2007, qui
contient des indicateurs et fournit des renseignements sur les tendances en matière de santé psychologique chez les jeunes
de l’Ontario. Ces résultats sont présentés dans le Rapport sur la santé mentale et le bien-être rendu public aujourd’hui par
le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) à l’occasion de la Semaine de la santé mentale des enfants.
Le SCDSEO 2007 révèle également qu’environ 3 % des répondants (soit 35 000 élèves) ont déclaré avoir tenté de se suicider
au cours de la dernière année. Environ un élève sur dix estime que sa santé mentale est mauvaise. Davantage de filles que
de garçons (16 % comparativement à 7 %) sont dans cette situation. Environ 9 % des élèves pourraient avoir un problème lié
aux jeux vidéo (qui se manifeste par des symptômes comme une perte de contrôle, l’isolement et la perturbation de la vie familiale
ou scolaire). Les garçons sont beaucoup plus susceptibles que les filles d’éprouver ce problème (16 % comparativement à 3 %).
De dire le Dr Jürgen Rehm, scientifique principal à CAMH et porte-parole pour les besoins du sondage : « Nous avons inclus des questions
sur le jeu du foulard et les jeux vidéo pour tenir compte de l’évolution constante des comportements des adolescents ontariens.
Dans l’ensemble, il n’y a pas lieu de s’alarmer. Toutefois, on constate qu’un grand nombre de jeunes éprouvent une détresse
élevée et ont des comportements qui pourraient être autodestructeurs ».
Le Dr David Wolfe, directeur du Centre des sciences préventives de CAMH, ajoute que les adolescents ont toujours été fascinés par
l’altération de l’état de conscience. « Les activités comme le jeu du foulard ne datent pas d’hier. Toutefois, il importe
que les parents soient conscients de ces comportements et soient prêts à parler à leurs enfants des dangers de ce genre d’activités
et des autres activités risquées. »
Le rapport de cette année révèle qu’un pourcentage stable mais élevé de jeunes éprouvent une détresse psychologique élevée.
En effet, 31 % des élèves ont déclaré avoir des symptômes de dépression, d’angoisse ou de dysfonction sociale. De plus, environ
21 % des élèves ont consulté un professionnel de la santé mentale au moins une fois au cours de l’année précédente. Il s’agit
d’une augmentation considérable par rapport au pourcentage enregistré en 2005, alors que seuls 12 % des élèves avaient déclaré
avoir consulté un tel professionnel.
« C’est un signe encourageant, estime le Dr Rehm, car il indique qu’il y a moins de préjugés entourant les problèmes psychologiques et de santé mentale et que de plus
en plus d’élèves et de familles reconnaissent que les professionnels de la santé peuvent les aider à régler ces problèmes. »
L’intimidation demeure un problème chez les jeunes de l’Ontario. Un pourcentage stable mais élevé (environ 30 %) d’élèves
ont déclaré avoir été victimes d’intimidation à l’école depuis septembre. La violence verbale est la forme d’intimidation
la plus courante (rapportée par 23 % des élèves), suivie de l’intimidation physique (4 %) et du vol ou du vandalisme (3 %).
Le rapport fait état du rôle clé que jouent les parents et les enseignants dans le développement des adolescents. « L’intimidation
demeure un problème dans les écoles. Elle peut avoir des effets considérables sur la santé mentale et le bien-être des adolescents,
déclare le Dr Wolfe. Il est essentiel que les écoles trouvent des moyens de mettre un terme à ces formes de mauvais traitements et de violence
afin que les élèves se sentent en sécurité. Il faut que les jeunes sachent qu’ils peuvent parler de leurs problèmes aux administrateurs
de l’école et à leurs parents. De leur côté, les parents doivent être ouverts et honnêtes avec leurs enfants et leur donner
les moyens nécessaires de prendre de bonnes décisions. »
Le Rapport sur la santé mentale et le bien-être 2007 décrit la santé mentale et physique ainsi que les comportements à risque
des élèves de l’Ontario en 2007 et suit leur évolution depuis 1991 (lorsque cela est possible). Bien que le SCDSEO remonte
à 1977, la plupart des indicateurs de la santé physique et mentale ont été inclus dans le sondage au début des années 1990.
Pour plus de renseignements, consultez le Rapport sur la santé mentale et le bien-être 2007 - SCDSEO sur le site Web de CAMH.
Le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO), réalisé par CAMH, célèbre son 30e anniversaire. Il s’agit de la plus ancienne étude permanente menée auprès des adolescents en milieu scolaire au Canada. Au
cours de l’année scolaire 2006-2007, 6 323 élèves de la 7e à la 12e année répartis dans 43 conseils scolaires, 119 écoles et 385 classes ont participé au sondage, qui a été administré par l’Institut
de recherche sociale de l’Université York.
Pour obtenir plus de renseignements ou pour organiser une entrevue, veuillez téléphoner à Michael Torres, coordonnateur des
relations avec les médias de CAMH, au 416 595-6015.
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Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) est le plus grand hôpital d’enseignement au Canada et l’un des principaux
centres de recherche au monde dans les domaines de la toxicomanie et de la santé mentale. Affilié à part entière à l’Université
de Toronto, CAMH est un Centre collaborateur de l’Organisation panaméricaine de la santé et de l’Organisation mondiale de
la Santé.
CAMH intègre les soins cliniques, la recherche scientifique ainsi que les activités d’éducation, d’élaboration de politiques
et de promotion de la santé afin de transformer la vie des personnes touchées par des questions liées à la toxicomanie et
à la santé mentale.